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Questions Réponses
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| Les réponses aux 10 questions les plus fréquemment posées. |
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1. Quels sont les facteurs qui risquent d’entraîner des troubles musculo-squelettiques dans le BTP ?
Les troubles musculo-squelettiques sont principalement attribuables à la force, à la vitesse des mouvements, aux postures et mouvements au travail, au caractère répété des tâches, aux vibrations, au stress, à la température…
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2. Quels sont les mouvements qui présentent un risque de troubles musculo-squelettiques dans le BTP ?
Ils sont principalement de trois ordres. Tout d’abord, ceux qui font appel à la force : soulever ou abaisser, pousser, tirer et transporter, porter des charges trop lourdes. Ensuite, les mouvements de prise des objets, en force ou en pince entre deux doigts. Enfin, les postures contraignantes qui génèrent une hyper sollicitation des articulations du dos, des épaules, des bras, des mains et des poignets. La répétition de ces mouvements accroît le risque de TMS.
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3. Quelles sont les postures qui présentent un risque de troubles musculo-squelettiques dans le BTP ?
Toute position qui n’est pas naturelle entraîne un inconfort et une fatigue musculaire. Et d’autant plus lorsqu’elle doit être maintenue pendant une longue période. Dans le BTP, les positions courbées, à genoux, debout en rotation, sont fréquentes et posent des problèmes de santé.
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4. A quel type de douleur doit-on être attentif pour dépister un trouble musculo-squelettique ?
Se réveiller la nuit avec des fourmillements dans les mains, ne plus pouvoir se servir d’un tournevis, avoir mal au dos, avoir du mal à se coiffer… Toutes ces douleurs peuvent être le signe d’un trouble musculo-squelettique. Les TMS sont des pathologies gênantes, douloureuses voire invalidantes au travail mais aussi dans toutes les tâches de la vie courante. Il ne faut pas attendre qu’elles s’installent pour les prendre en charge.
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5. Le risque TMS doit-il être évalué sur le document unique ?
Il fait partie des risques professionnels auxquels les salariés sont potentiellement exposés dans le cadre de leur activité. A ce titre, il doit être évalué sur le document unique dont la rédaction et la mise à jour sont une obligation légale pour toute entreprise depuis la circulaire du 23 février 2000 et la loi du 5 novembre 2001. Il est nécessaire de considérer les différents facteurs de risque : biomécaniques, organisationnels et psychosociaux.
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6. Quelles sont les étapes à suivre pour engager une action de prévention des TMS dans l’entreprise ?
1ère étape : l’observation des situations de travail et l’analyse de l’activité des opérateurs afin d’identifier tous les risques liés à l’activité (mouvements, postures, vibrations, environnement du poste de travail…)
2ème étape : l’élaboration de pistes d’amélioration des conditions de travail d’un point de vue de l’organisation du travail, de la technique et humain.
3ème étape : la mise en œuvre de solutions concrètes d’amélioration et leur appréciation.
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7. Sur quels facteurs peut-on agir concrètement pour prévenir les TMS ?
On peut agir à plusieurs niveaux : sur l’organisation du chantier, la mécanisation des tâches, les conditions de travail avec la diminution de la répétition, l’aménagement des postes de travail, l’instauration de micro pauses de récupération. On peut également agir sur l’adaptation des outils et des équipements pour réduire les vibrations par exemple, sans oublier les équipements de protection individuelle et éventuellement un suivi médical renforcé (vibrations entre autres).
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8. Comment connaître la cause exacte de la douleur ?
C’est une combinaison de facteurs qui peut entraîner des douleurs. On sait que les conditions du travail sont le facteur principal : le travail en force, les gestes répétitifs à cadence élevée, les positions pénibles, les postures prolongées, le maniement de charges lourdes, les vibrations, le froid… Mais on sait aussi qu’une organisation de travail inadaptée, avec un temps de récupération insuffisant et des situations de stress comme la pression des délais, le sentiment d’isolement… contribuent également à accroître le risque de TMS. Il est rare qu’un seul de ces facteurs soit responsable de douleurs qui peuvent aller jusqu’à l’incapacité à effectuer un geste, parfois à l’origine de la perte de l’emploi.
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9. Dans l’entreprise, on parle plus souvent de mal de dos que de TMS. Est-ce la même chose ?
Oui, les douleurs lombaires relèvent des troubles musculo-squelettiques. La lombalgie est effectivement un symptôme courant. 70% des personnes ont au cours de leur vie au moins un épisode lombalgique, qui peut être en partie lié au travail. Dans un petit nombre de cas, la lombalgie devient quasi permanente et risque d’aboutir à une inaptitude. Les acteurs de prévention sont confrontés à une double problématique : améliorer les situations de travail pour prévenir les lombalgies et permettre aux lombalgiques chroniques de continuer à travailler.
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10. Comment savoir qu’un trouble musculo-squelettique est une maladie professionnelle ?
Une maladie est dite professionnelle si elle est la conséquence directe de l’exposition d’un travailleur à un risque physique, chimique ou biologique ou résulte de conditions dans lesquelles il exerce son activité professionnelle. Dans ce cadre, le régime général de la sécurité sociale, qui comprend 98 tableaux créés et modifiés par décret, reconnaît les affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail (tableau 57), les affections des membres supérieurs provoquées par les vibrations et certaines machines-outils (69), les lésions chroniques du ménisque (79), les affections chroniques du rachis lombaire dues aux vibrations (97) et dues au port de charges (98).
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